Historique

C’est Jacques Cartier qui nous fait le cadeau de découvrir la Vierge sous le vocable de Notre-Dame-de-Rocamadour.

Jacques Cartier est contraint de passer l’hiver au Canada, la saison est trop avancée pour retourner en France. Il est amarré près de la rivière Lairet où celle-ci se jette dans la rivière St-Charles. Ils sont un équipage de 110 hommes.

« Citons le texte original du chroniqueur de voyage de Jacques Cartier qui donne à cet évènement une valeur historique incontestable.

… Les membres de l’expédition eurent terriblement à souffrir de la longueur et de la rigueur de l’hiver. Six mois de neige et de froid intense, l’inexpérience du climat, le manque de nourriture fraîche et l’entassement dans les navires firent éclater une épidémie de scorbut. Jacques Cartier avait déjà perdu vingt-cinq hommes et presque tous les autres étaient atteints du terrible mal.

On devine aisément l’angoisse du découvreur et de ses compagnons. Allaient-ils tous périr tragiquement en terre sauvage après d’héroïques et inutiles sacrifices ?… C’est alors que le courageux Maloin décide de faire un grand acte de foi. »

 Jacques Cartier organise « une manifestation religieuse, une sorte de pèlerinage. Il choisit un dimanche. Au pied d’un arbre de la forêt, tout près, il dresse un autel, y pose l’image de Notre-Dame et organise une procession de tous ceux qui peuvent encore marcher. Le lugubre cortège des matelots malades défile péniblement à travers la neige et la glace en chantant des psaumes et l’ ‘‘Ave Maris Stella”, l’hymne de prédilection des Bretons. La distance à parcourir est celle d’un trait d’arc. La messe est célébrée et Jacques Cartier avec tout le monde fait le vœu de faire le pèlerinage à Roc-Amadour, en France, si le fléau cesse. Deux sauvages attirés par ces chants et ces étranges cérémonies, s’approchent, voient le pitoyable état des pauvres matelots et leur enseignent un remède, l’infusion d’une herbe appelée AMEDDA. L’effet fut merveilleux, tous les malades promptement guérissent et chacun voit là l’intervention mystérieuse et bonne de la Mère de Dieu.

À ce même endroit où se fit le premier pèlerinage et fut obtenu le premier miracle s’élève depuis le 9 mai 1919 un sanctuaire à Notre-Dame de Roc-Amadour. »

(Extrait tiré du ‘Le Zélateur », septembre 1928.)

En septembre 1919, dans la crypte de l’église St François d’Assise, première célébration du premier pèlerinage en terre canadienne.

Le premier sanctuaire fut érigé dans la crypte de l’église Saint François d’Assise, à quelques pas où a eu lieu le premier miracle en terre canadienne. La dévotion mariale a connu une popularité jusqu’à 1950.

C’est en 1985-1986 avec le curé Fernand Beauchemin, lors du 450 ème anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier, que la dévotion reprend vie jusqu’à nos jours.

La fête de Notre-Dame de Roc-Amadour est célébrée le 8 septembre, la même journée de la Nativité de Marie.

Depuis la fermeture de l’église St-François d’Assise, le sanctuaire est situé à l’église Sint-Fidèle.